Livret de programme

rufus

BRUSSELS PHILHARMONIC, RUFUS WAINWRIGHT & CLARK RUNDELL

Hadrian: A Visual Concert 

16.03.2024 — 20:00
Bozar, Salle Henry Le Boeuf
Préface

Bienvenue à la dix-neuvième édition du Klarafestival! Le thème Crossroads – Come Together illustre à merveille la rencontre entre le public, les artistes et leurs concerts inspirants. Un lieu de convergence où le gratin de la musique classique internationale engage le dialogue avec des créations fortes et des talents émergents.

 

L’inspiratrice de cette édition n’est autre que l’artiste Claron McFadden. « Je me trouve à un carrefour où les styles et les générations se croisent, se rencontrent et se heurtent », confie-t-elle. C’est ce constat qui a tissé la trame du programme.  Le Klarafestival est comme refuge où règnent l’espoir, le concert des voix et la beauté sous toutes ses formes. Un lieu où le familier prend un nouveau sens et où les nouvelles expériences nous submergent. 

 

Jan Raes, président

Joost Fonteyne, intendant

Chantal Pattyn, manager Klara

Programme

Brussels Philharmonic

Rufus Wainwright – composition, vocals 

Clark Rundell – musical direction 

Daniel MacIvor – libretto Hadrian 

 

Davóne Tines – Hadrian 

Denzil Delaere – Antinous 

Iris van Wijnen – Plotina 

Katrien Baerts – Sabina 

Christian Federici – Turbo 

 

Jorn Weisbrodt – concept, design 

Robert Mapplethorpe – photography 

 

Coproduction: Klarafestival, Bozar, Brussels Philharmonic

 

–

 

Rufus Wainwright (1973) 

Hadrian, A Grand Opera in 4 Acts: Concert version 

 

– interval – 

 

Rufus Wainwright

April Fools 

Tiergarten 

Poses 

Beauty Mark 

Early Morning Madness 

In My Arms 

The Art Teacher 

 

Richard Rodgers (1902-1979) & Oscar Hammerstein (1895–1960)

Carousel: If I Loved You (Interlude)

 

Rufus Wainwright

‘Oh, ma douleur!’ from Prima Donna 

 

Friedrich von Flotow (1812-1883) 

‘The Last Rose of Summer’ from Martha 

 

Rufus Wainwright 

Oh What a World 

 

- encores -

Leonard Cohen (1934-2016)

Hallelujah 

Rufus Wainwright 

Going to a Town

Clé d'écoute

La vérité finit toujours par éclater

Rufus Wainwright (né en 1973) fait ses premiers pas dans l’univers de l'opéra à l'âge de treize ans. Pas encore en tant que compositeur, mais en tant que jeune fan plein de curiosité et d'ambition. Après un camp d'été de musique classique, il décide de suivre la voie la plus évidente : devenir chanteur et pianiste sur le circuit folklorique américano-canadien. Ses deux parents, Kate McGarrigle et Loudon Wainwright III, étant musiciens, Rufus monte sur les scènes internationales à l'adolescence avec sa mère, sa tante et sa sœur. La musique coule dans leurs veines, mais tel un saumon sauvage canadien, Wainwright ne peut s'empêcher de nager à contre-courant. En effet, l'opéra ne cesse de hanter son esprit juvénile, comme un compte à rebours de cinq lettres. Le Roi d'Ys de Lalo est son disque préféré et, à la maison, il rejoue des scènes de Tosca de Puccini comme s'il s'agissait d'un spectacle. Huit albums studio, plusieurs tournées internationales et une incursion dans la musique de film plus tard, Wainwright transforme cette faiblesse pour l'opéra en un résultat solide. En 2009, il écrit sa première comédie musicale, Prima Donna. Lors de la première, il apparaît habillé en Verdi, un clin d'œil aux représentations théâtrales de son enfance. Entre-temps, le nombre d'albums studio s'élève à 11 et Wainwright a également son deuxième opéra derrière lui : Hadrian (2018). Ce soir, vous entendrez des scènes clés de cet opéra avec des photographies de Robert Mapplethorpe projetées derrière les acteurs. En deuxième partie, Wainwright interprète une sélection de chansons originales.

 

De la pop baroque à l'opéra

Il n'est pas surprenant que Wainwright se soit penché sur le genre de l'opéra. La musique classique s'immisçait depuis longtemps dans son travail d'auteur-compositeur, parfois de manière clairement reconnaissable, le plus souvent sans aucune référence. Le lied ‘Nacht und Träume’ de Franz Schubert revient dans la chanson du même nom de 2023. Rufus fredonne sur la partie de piano, omettant la voix et nous berçant vers de doux rêves. Peu de gens associent Giuseppe Verdi à Barcelone, mais la citation ‘Fuggi, regal fantasima’ de Macbeth ne peut être ignorée dans la chanson ‘Barcelona’ (1998). Cette phrase est chantée lorsque Macbeth perd la raison et voit le fantôme de Banquo devant lui. À l'époque de ‘Barcelona’, c’était l'esprit maléfique du VIH qui était dans l’air du temps. Au-delà des références littérales à la musique classique, la discographie de Rufus Wainwright est un exemple réussi d'arrangements orchestraux dans la musique pop. Le Brussels Philharmonic en donne la preuve dans la deuxième partie de ce concert avec une sélection de titres soigneusement choisis, bien que Wainwright soit largement capable de faire planer le silence dans une salle avec un seul atout : sa voix de baryton autodidacte. Son vibrato ostensible et sa tessiture impressionnante se distinguent dans ‘Beauty Mark’ (1998). Dans la dernière strophe, il chante : « I think Callas sang a lovely Norma ». Mais ce soir, nous allons découvrir un récit d’origine romaine totalement différent.

 

Hadrian

Dans ses opéras, Wainwright révèle une histoire personnelle tout en exposant des conflits intérieurs reconnaissables. Le choix d'un personnage historique du premier siècle de notre ère ne fera peut-être pas vibrer la corde sensible dès la première note, mais l’enchaînement des quatre actes ne manquera pas de susciter des émotions. Hadrian raconte l'histoire de l'empereur romain Hadrien (76-138), à qui l’on doit la plus grande extension géographique de l'Empire romain et surtout sa sécurité grâce à des structures telles que le mur d'Hadrien. Ce n'est cependant pas la grandeur des actions d’Hadrien qui a inspiré Wainwright, mais la grandeur de son amour. Tous les faits historiques abordés ne sont que la pierre angulaire de la créativité fictive et surréaliste de Wainwright. Le compositeur a découvert l'histoire d’Hadrien grâce au roman de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien. Avec l'aide du librettiste Daniel Maclvor, il transforme l'épopée antique en une interprétation d'après-guerre et une « tordeuse d’âme » moderne et colorée.

 

Nous suivons Hadrien le dernier jour de sa vie. Il est malade. Il est mourant. Sa conscience le ronge-t-elle après la répression sanglante d'une révolte juive en Judée ? Ou pleure-t-il encore son amant, le Grec Antinoüs, mort mystérieusement ? Les décisions politiques d'Hadrien, sur fond de monothéisme naissant, et sa relation homosexuelle avec Antinoüs sont toutes deux mises sur le devant de la scène dans Hadrian. Wainwright explorait lui-même sa propre homosexualité tandis qu'il découvrait l'opéra à l'adolescence et cette histoire lui va donc comme un gant. Au début du siècle, l'homosexualité était courante dans la noblesse romaine entre le maître et un sujet plus jeune. La relation entre Hadrien et Antinoüs est particulière à cet égard : ce dernier était un homme libre et de la même génération qu'Hadrien. Pendant six ans, il a accompagné l'empereur sur un pied d'égalité lors de ses voyages dans les provinces romaines. La fascination d'Hadrien pour la Grèce lui vaut d’ailleurs le surnom de Graeculus (« petit Grec »). Son amour pour Antinoüs illustre son penchant pour la culture grecque, mais il est de courte durée : Antinoüs se noie dans des circonstances suspectes dans le Nil. Hercule Poirot n’est pas loin…

 

Mort sur le Nil

Sur le lit de mort d'Hadrien, deux divinités apparaissent au premier acte : ses parrains Plotine et l'empereur Trajan, prédécesseur d'Hadrien. Plotina supplie l'empereur actuel d'utiliser ses derniers pouvoirs pour contrer la rébellion en Judée, car si le monothéisme y est victorieux, ils n'existeront plus en tant que dieux. Elle parvient à convaincre Hadrien en lui offrant un voyage unique dans le passé. Deux nuits. Rien de plus. Il espère ainsi découvrir comment Antinoüs a été tué. Dans le deuxième acte, Hadrien revit l'un de ses souvenirs les plus marquants : sa première rencontre avec Antinoüs en Grèce, quelque sept ans plus tôt. Il y découvre les obstacles qui ont entravé leur relation. L'amour chaleureux que la femme d'Hadrien, Sabina, et son ami d'enfance, Turbo, éprouvaient initialement pour lui se transforme, par négligence, en une froide jalousie. Celle-ci grossit comme une boule de neige et provoque une avalanche de mauvaises décisions dans le troisième acte. Turbo manipule Sabina dans son plan pour briser les âmes sœurs, bien qu'elle finisse par se retirer. Il est trop tard. Antinoüs meurt tout de même « sous le coup de la peur et de la trahison ». Les mains de Turbo sont couvertes de sang. Lorsque la vérité fait surface, comme le corps inanimé d'Antinoüs, l'opéra revient au présent. Hadrien meurt et reçoit une place de consolation parmi les dieux. Mais combien de temps existeront-ils, alors que les rebelles de Judée n'adorent qu'un seul « vrai » Dieu ?

 

Wainwright aurait-il pu prédire, à l'âge de treize ans, qu'il se révèlerait être un vrai compositeur d'opéra ? Que Prima Donna et Hadrian deviendraient des étapes incontournables de son parcours artistique ? Dans un vol rétrospectif, les présages sont là : ses introductions à Lalo, Verdi, Bellini et Puccini ont éveillé son intérêt. Le voilà riche d’une source d'inspiration.

 

Guillaume De Grieve, traduit par Judith Hoorens

 

Biographies

Brussels Philharmonic

L’orchestre symphonique naît en 1935 dans le giron de la radio publique belge. L’actuel Brussels Philharmonic est une institution indépendante depuis 1998. En résidence à Flagey, l’orchestre est emmené depuis 2022 par le directeur musical Kazushi Ono, dont il partage le credo : faire découvrir le répertoire symphonique et la musique contemporaine à un large public. Le Brussels Philharmonic a également une prédilection pour les musiques de film : il a déjà enregistré plusieurs bandes originales. En 2012, il a même remporté un Oscar pour la musique de The Artist. Outre la Flandre et Bruxelles, l’orchestre se produit sur les scènes du monde entier : Carnegie Hall de New York, Philharmonie de Paris, Wiener Musikverein et Großes Festspielhaus de Salzbourg.


Rufus Wainwright

Le canado-américain Rufus Wainwright est considéré comme l’un des plus grands chanteurs, auteurs et compositeurs de sa génération. Dans sa musique, parfois qualifiée de « popera » ou de « baroquepop », il associe plusieurs styles issus de la musique classique et de la musique pop. Rufus Wainwright a collaboré avec de grands musiciens, dont Elton John, Jessye Norman et Paul Simon, ainsi que plusieurs réalisateurs et artistes plasticiens. Non content d’enregistrer onze albums studio, couronné de divers prix et nominations, il a aussi composé des musiques de films et de pièces de théâtre ainsi que deux opéras. En 2024, il crée sa première comédie musicale, Opening Night, avec Ivo van Hove.


Clark Rundell

Clark Rundell est un chef d’orchestre américain aux multiples facettes. Il dirige tous les genres de musique, de toutes les périodes, du classique au jazz en passant par le tango. Il est coutumier des projets de grande envergure. Clark Rundell a collaboré avec des orchestres et des ensembles, dont le SWR-Sinfonieorchester Baden-Baden, l’Asko|Schönberg et le Klangforum Wien, ainsi qu’avec de grands noms du jazz, dont Elvis Costello, Esperanza Spalding et le Wayne Shorter Quartet. Il a également dirigé les créations des compositeurs Steve Reich, Julia Wolfe et Louis Andriessen. Ses interprétations d’opéras portent essentiellement sur le répertoire du XXe siècle, avec des créations de James MacMillan, Orlando Gough et Oscar Bettison.


Daniel MacIvor

Daniel MacIvor est un acteur, dramaturge et réalisateur de théâtre et de cinéma canadien. Avec Michelle Jelley, il a fondé en 1986 la compagnie théâtrale Da Da Kamera, qui se consacrait à la création de nouveau théâtre, dont de nombreuses pièces de MacIvor lui-même. Ses œuvres les plus connues sont des spectacles en solo en collaboration avec le réalisateur Daniel Brooks, dans lesquels il explore les limites du théâtre en jouant différents personnages et en interagissant avec le public. Daniel MacIvor a coécrit plusieurs films indépendants et est apparu comme acteur dans plusieurs films et séries télévisées, notamment dans les premiers films du réalisateur Laurie Lynd et dans la sitcom canadienne Twitch City.


Davóne Tines

Baryton-basse américain, Davóne Tines est connu pour ses prises de rôles dans des opéras nouvellement composés. Lors de la première de l’opéra Only the Sound Remains de Kaija Saariaho (2015), il se fait connaître à l’international dans le rôle-titre, aux côtés de Philippe Jaroussky. Il a aussi tenu des rôles dans les créations d’opéra de Matthew Aucoin, John Adams et Terence Blanchard. Il est farouchement opposé à toute forme de racisme et de discrimination. En 2020, il signe le clip vidéo VIGIL inspiré de l’histoire de Breonna Taylor, une Afro-américaine tuée au cours d’une intervention policière. En 2019, TIME loue son talent musical et son activisme en lui décernant le titre de Next Generation Leader.


Denzil Delaere

Ténor belge, Denzil Delaere étudie au Conservatoire royal de Gand avec Marcos Pujol et Gidon Saks. Il poursuit sa formation à l’International Opera Academy dans la classe de Guy Joosten. Il a fait partie de l’ensemble de solistes du Théâtre de Lucerne et du Jong Ensemble de l’Opera Ballet Vlaanderen. Il s’est aussi produit au Nederlandse Reisopera, au Grand Théâtre de Genève, à l’Opéra national de Montpellier et à l’Opéra royal de Wallonie. Cofondateur de l’ensemble La Chapelle Sauvage (qui se consacre au répertoire de concerts et d’oratorios), il a chanté l’Oratorio de Noël et le Magnificat de Bach. Denzil Delaere se passionne particulièrement pour le répertoire du XXe siècle et contemporain. Il a notamment interprété des œuvres de compositeurs tels qu’Olivier Messiaen, Wolfgang Rihm, John Cage et Wim Henderickx.


Iris van Wijnen 

Mezzo-soprano néerlandaise, Iris van Wijnen est connue pour son grand ambitus qui lui permet d’aussi aborder le répertoire pour soprano. Elle a étudié au Conservatoire d’Utrecht avant de poursuivre sa formation à l’Operastudio du Bayerische Staatsoper. Elle a chanté plusieurs rôles sur les plus grandes scènes, dont le Bayerische Staatsoper, le Nederlandse Nationale Opera, le Théâtre des Champs-Élysées, le Festspielhaus Baden-Baden et La Monnaie. Elle a tenu l’un des rôles principaux dans Il canto s’attrista, perché ? de Salvatore Sciarrino au Stadttheater Klagenfurt. En outre, elle a interprété plusieurs œuvres concertantes, oratorios et cantates et a donné des récitals de lieder.


Katrien Baerts

Soprano belge, Katrien Baerts est l’une des plus grandes interprètes de musique du XXe siècle et contemporaine, ce qui ne l’empêche pas de se frotter à un répertoire plus ancien. Elle étudie le violon et le chant au Conservatoire royal de Bruxelles. Ensuite, elle poursuit sa formation en chant à la Dutch National Opera Academy avant de se hisser en demi-finale du concours Reine Élisabeth. Elle a tenu des rôles dans les opéras contemporains d’Olga Neuwirth, de Beat Furrer et de Philippe Boesmans. Elle a aussi chanté dans les créations de Robert Zuidam, Theo Loevendie, Jan-Peter de Graaff et Tony Prabowo. De plus, elle se produit avec des orchestres et ensembles tels que l’orchestre du Concertgebouw, le WDR Sinfonieorchester, le Klangforum Wien et l’Ensemble Intercontemporain.


Christian Federici

Baryton italien, Christian Federici fait ses débuts en 2016 en interprétant le comte Almaviva dans Les Noces de Figaro de Mozart au Teatro Alessandro Bonci (Cesena). Par la suite, il y tiendra aussi le rôle-titre dans Don Giovanni. En 2018, il remporte les concours internationaux de chant Adriano Belli au Teatro Lirico Sperimentale de Spolète et Concorso Toti dal Monte à Trevise.  Depuis, il s’est produit sur les plus grandes scènes et en festival. On épingle le Teatro Real de Madrid, l’Opéra de Marseille, l’Opernhaus de Kiel, le Théâtre de La Scala, l’Opéra de Hong Kong et le Festival Puccini. Il donne également des récitals de lieder et des concerts. Parmi ses interprétations, citons Winterreise de Schubert, Dichterliebe de Schuman et les Kindertotenlieder de Mahler.


Jörn Weisbrodt

Jörn Weisbrodt est un réalisateur et directeur artistique allemand. Dès ses études en mise en scène d’opéra, il a travaillé avec des réalisateurs renommés tels que Ruth Berghaus, Heiner Müller et Peter Konwitschny. De 2002 à 2007, il a été directeur de la production artistique au Staatsoper Berlin, où il a notamment collaboré à des créations de Hans Werner Henze et Pascal Dusapin. Il s’est ensuite installé aux États-Unis pour devenir directeur du laboratoire artistique de Robert Wilson, le Watermill Center. Entre 2012 et 2016, Jörn Weisbrodt a été directeur artistique de Luminato, un festival artistique international à Toronto. Il y a commandé de nouvelles œuvres à des artistes tels que Marina Abramović, Lemi Ponifasio et R. Murray Schafer.


Robert Mapplethorpe

Photographe américain, Robert Mapplethorpe (1946-1989) a dû principalement sa notoriété à ses photos en noir et blanc. Il a réalisé des autoportraits, des portraits d’autres artistes, des photos de nus et de nature morte aux fleurs. Ses œuvres suscitaient régulièrement la polémique pour leur caractère ouvertement explicite. À titre d’exemple, l’exposition The Perfect Moment (1989) avait rassemblé une série de photos de la communauté sadomasochiste new-yorkaise. Plusieurs expositions posthumes ont été consacrées à ses œuvres dans le monde entier, notamment au Musée Guggenheim à New York, au Musée J. Paul Getty à Los Angeles, au Grand Palais des Champs-Élysées, à la Galerie Xavier Hufkens et à Galleria dell’Accademia à Florence.

Membres d’orchestre et/ou choeur

Violin 1 (12)
Vadim Tsibulevsky Concertmeester
Bart Lemmens Solist
Olivia Bergeot Tutti
Annelies Broeckhoven Tutti
Cristina Constantinescu Tutti
Justine Rigutto Tutti
Kristina Rimkeviciute Tutti
Elizaveta Rybentseva Tutti
Anton Skakun Tutti
Alissa Vaitsner Tutti
Gillis Veldeman Tutti
Dante Cáceres


Violin 2 (10)
Mari Hagiwara Aanvoerder
Aline Janeczek Tutti
Eléonore Malaboeuf Tutti
Sayoko Mundy Tutti
Julien Poli Tutti
Julien Olive Tutti
Véronique Burstin Tutti
Zofia Hutnik Tutti
José Manuel Jiménez Garcia Tutti
Anna Zaitseva Tutti


Viola (8)
Yee Ling Elaine Ng Aanvoerder
Griet François Solist
Philippe Allard Tutti
Thi Ngoc Phung Ha Tutti
Agnieszka Kosakowska Tutti
Stephan Uelpenich Tutti
Patricia Van Reusel Tutti
José-Miguel Almeida Freitas Tutti


Violoncello (6)
Karel Steylaerts Aanvoerder
Barbara Gerarts Tutti
Julius Clément Tutti
Sophie Jomard Tutti
Bénédicte Legrand Tutti
Maria Palazon Tutti


Double Bass (4)
Simon Luce Aanvoerder
Thomas Fiorini Tutti
Daniele Giampaolo Tutti
Luzia Correia Rendeiro Vieira Tutti


Flute (3)
Lieve Schuermans Aanvoerder
Sarah Miller Tutti
Jill Jeschek Solist


Oboe (3)
Maarten Wijnen Aanvoerder
Emily Ross Tutti
Lode Cartrysse Solist


Clarinet (3)
Danny Corstjens Solist
Hannelore Vermeir Tutti
Midori Mori Solist

 

Bassoon (3)
Simon Dallmeier Aanvoerder
Pieter Opsteyn Tutti
Jonas Coomans Solist


Horn (4)
Hans van der Zanden Aanvoerder
Luc van den Hove Tutti
Joost van der Elst Solist
Pierre Buizer Tutti


Trumpet (3)
Ward Hoornaert Aanvoerder
Carmen Estibaliz Collado Castillo Aanvoerder
Diego Hernandez Torres Tutti
Luc Sirjacques Tutti


Trombone (3)
Dani Quiles Aanvoerder
Adrián Castro Capuz Tutti
Tim Van Medegael Solist


Tuba (1)
Bernd Van Echelpoel Solist


Timpani (1)
Gert François Aanvoerder

 

Percussion (6)
Titus Franken Solist
Stijn Schoofs Solist
Bjorn Denys Tutti
Stef Hesters Tutti
Ruben Martinez Orio Tutti
Gerrit Nulens Tutti

 

Harp (2)
Eline Groslot Solist
Annelies Boodts Tutti


Piano (1)
Anastasia Goldberg Solist

Partenaires

presenting partners
Klara, KPMG

event partners
Belfius, BMW, Proximus, Brouwerij Omer Vander Ghinste, Interparking

public funding
Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Nationale Bank, Nationale Loterij-meer dan spelen, Vlaamse Gemeenschap, Vlaamse Gemeenschapscommissie

cultural partners
Bozar, Flagey, Ancienne Belgique, Kaaitheater, Muntpunt

festival suppliers
Maison De La Poste, Fruit at Work, Levi Party Rental, Drukkerij Bosmans, Café Victor, Brussels Booking Desk, Ray & Jules, Maison Dandoy

media partners
VRT 1, VRT Canvas, Radio 1, Bruzz, De Standaard, Knack / Le Vif, La Libre, Musiq3, La Première, La Trois, Ring TV, visit.brussels

 

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