Eastman

Minimal Piano

reich & eastman

Frederik Croene, Reinier van Houdt, Elisa Medinilla, Heloisa Amaral, Luc Van Loo, Sarah Picavet,
Concertgebouw Brugge
billets

timing

13.03.2022 — 19:00

 

Frederik Croene, piano

Reinier van Houdt, piano

Elisa Medinilla, piano

Heloisa Amaral, piano

Luc Van Loo, piano

Sarah Picavet, piano

 

 

tarifs


standard                                           € 24


-26                                              € 12,50


 

Programme

 

Steve Reich


Six Pianos


Julius Eastman


Gay Guerilla


 

pauze

 

Julius Eastman


Evil Nigger


 

à propos

Pourquoi composez-vous toujours des partitions pour orchestre ? Ne serait-il pas préférable de composer pour un magasin de musique truffé de pianos ? Steve Reich a relevé le défi et a passé quelques soirées dans un magasin de musique après la fermeture. Six Pianos, une composition pour six pianos, est née de ses expériences. Ici, pas de grands pianos à queue de concert, mais de simples pianos droits placés les uns contre les autres, car trop de résonance nuit à la précision. Et c’est bien de cela qu’il s’agit dans la composition de Steve Reich : six pianistes répètent de courtes séquences mélodiques qui finissent par s’imbriquer pour créer des enchaînements à peine perceptibles, mais toujours présents.

Le compositeur, pianiste, chanteur et danseur américain Julius Eastman est l’un des protagonistes les plus emblématiques de la musique minimaliste. Le chanteur parviendra même à décontenancer John Cage par son interprétation très aboutie des Song Books du compositeur. Il fit partie du casting de rêve de Pierre Boulez pour sa nouvelle production du très exigeant Eight Songs for a Mad King de Peter Maxwell Davies. Julius Eastman nous a aussi légué un nombre restreint de compositions, auxquelles il a souvent donné des titres politiquement provocateurs basés sur son identité afro-américaine et homosexuelle.

L’une des œuvres les plus célèbres est la composition Evil Nigger, écrite en 1979. À la première, Evil Nigger est interprété sur quatre pianos, mais la composition peut tout aussi bien être exécutée par d’autres instruments, pour autant qu’ils soient tous identiques. Une séquence descendante saccadée se répète en variant à l’infini. Il en résulte, de manière encore plus nette que chez Steve Reich, une musique à haute charge émotionnelle.

credits

coproduction

Klarafestival, Concertgebouw Brugge