Bayerisches Staatsorchester
britten, debussy & ravel
PROGRAMMe
Benjamin Britten
Peter Grimes – Four Sea Interludes, op. 33a
Les illuminations, op. 18
pause
Claude Debussy
Pelléas et Mélisande Suite (arr. Erich Leinsdorf)
Maurice Ravel
La valse
à propos
En 1939, Benjamin Britten met les voiles pour les États-Unis avec son compagnon Peter Pears. Son pacifisme, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut certaines inimitiés dans son pays, la Grande-Bretagne. Ce n’est qu’en 1942 qu’il reviendra en Angleterre. Sous la baguette du chef d’orchestre vedette Vladimir Jurowski, le Bayerisches Staatsorchester jouera deux œuvres de la « période américaine » de Britten.
Lorsqu’il vivait encore en Grande-Bretagne, Britten avait été séduit par le recueil de poésie inachevé Illuminations d’Arthur Rimbaud. Les compositeurs français – même les plus nationalistes – avaient boudé le poète maudit. Ses poèmes étaient jugés trop élaborés, trop difficiles à mettre en musique. Britten, cependant, était particulièrement sensible au cynisme de Rimbaud et à sa nostalgie d’une enfance innocente. Le cycle de mélodies en neuf parties Les illuminations est l’une des premières œuvres achevées en Amérique. Avant que la soprano française Sabine Devieilhe ne nous plonge dans ce cycle d’une grande intensité, le Bayerisches Staatsorchester jouera Peter Grimes – Four Sea Interludes, op. 33a.
Benjamin Britten s’est beaucoup inspiré des compositeurs français Claude Debussy et Maurice Ravel. Le Bayerisches Staatsorchester jouera quelques extraits de l’opéra du premier, Pelléas et Mélisande (dans un arrangement de Marius Constant). Du second, on entendra le célèbre chef d’œuvre d’orchestration La valse. Dans ce poème chorégraphique, le tournoiement des couples sous les lustres en cristal à un bal idyllique donné à la cour impériale vers 1855 se termine dans le chaos et dans une explosion de violence.
credits
coproduction
Klarafestival, Bozar
dans le cadre de
The European Galas
image
© Wilfried Hosl