[Sold out] HONG KONG PHILHARMONIC ORCHESTRA, JAAP VAN ZWEDEN & ALEXANDRE KANTOROW
Hommages
Bienvenue à la dix-neuvième édition du Klarafestival! Le thème Crossroads – Come Together illustre à merveille la rencontre entre le public, les artistes et leurs concerts inspirants. Un lieu de convergence où le gratin de la musique classique internationale engage le dialogue avec des créations fortes et des talents émergents.
L’inspiratrice de cette édition n’est autre que l’artiste Claron McFadden. « Je me trouve à un carrefour où les styles et les générations se croisent, se rencontrent et se heurtent », confie-t-elle. C’est ce constat qui a tissé la trame du programme. Le Klarafestival est comme refuge où règnent l’espoir, le concert des voix et la beauté sous toutes ses formes. Un lieu où le familier prend un nouveau sens et où les nouvelles expériences nous submergent.
Jan Raes, président
Joost Fonteyne, intendant
Chantal Pattyn, manager Klara
Hong Kong Philharmonic Orchestra
Jaap Van Zweden – musical direction
Alexandre Kantorow – piano
Coproduction: Klarafestival, Bozar
–
Daniel Ting-cheung Lo (1986)
Asterismal Dance: new work, commissioned by Hong Kong Philharmonic Orchestra
Sergei Rachmaninoff (1873-1943)
Rhapsody on a Theme of Paganini, Op. 43
– interval –
Johannes Brahms (1833-1897)
Symphony No. 1 in C Minor, Op. 68
I. Un poco sostenuto — Allegro
II. Andante sostenuto
III. Un poco allegretto e grazioso
IV. Adagio — Più andante — Allegro non troppo, ma con brio – Più allegro
Qu’y a-t-il dans un titre ?
Le titre d'un tableau oriente le regard du spectateur, le titre d'un roman crée une attente chez le lecteur. Mais qu'en est-il de la musique ? Les titres de musique classique instrumentale, par comparaison, sont plutôt génériques : ils identifient généralement une œuvre sur la base d'un genre. Un genre musical regroupe un grand nombre d'œuvres sur la base de caractéristiques communes. Un quatuor à cordes est donc un genre musical en plus d'une instrumentation, tout comme une sonate pour piano, une symphonie ou un concerto. Tout au long de l'histoire de la musique, d'autres conventions de genre telles que le nombre, le tempo, la forme et le contenu expressif des différents mouvements émergent en même temps que l'instrumentation. Même si un titre comme Symphonie n° 1, par exemple, ne dit rien sur le contenu, l'auditeur aura spontanément quelques attentes : une œuvre orchestrale en quatre mouvements, avec un premier mouvement rapide et énergique, un mouvement lent contemplatif, un scherzo plein d'entrain et un mouvement rapide final. Depuis l'époque romantique, la symphonie est le genre le plus important dans lequel un compositeur s'adresse à un large public. Le compositeur y donne le meilleur de lui-même, ce qui est également ce que nous attendons d'une symphonie. Le concert de ce soir propose trois genres différents : un poème symphonique, un cycle de variations et une symphonie. Avant même qu'une note ne retentisse, grâce à ces genres, les auditeurs sentent intuitivement ce qui les attend.
Danse des étoiles
Vers 1850, un nouveau genre musical voit le jour qui – grande exception – porte un titre concret. Le poème symphonique est une œuvre orchestrale en un seul mouvement, basée sur un fait extra-musical. Il exprime ou fait référence au poème, au phénomène naturel, à la peinture ou à l'histoire dont il tire son titre. La commande que l'Orchestre philharmonique de Hong Kong a passée à l’un de ses concitoyens, Daniel Lo, appartient à ce genre. Asterismal Dance (2022) est une œuvre en un seul mouvement inspirée par les variations de lumière dans le ciel étoilé, comme si les étoiles dansaient. Elle part d'un motif de base, qui peut être entendu sous différentes formes. Cette « transformation thématique » est également typique du poème symphonique.
Ceci est destiné à mon manager
Le compositeur Sergueï Rachmaninov connut également une brillante carrière de pianiste virtuose. Le titre complet de son opus 43 est Rhapsodie sur un thème de Paganini (1934). Il s'agit donc d'un cycle de variations, un genre dans lequel les virtuoses font étalage de leurs prouesses instrumentales. L'ajout du terme « rhapsodie » renforce le mythe : cette appellation suggère que le virtuose improvise tous ses tours sur place. Depuis la chute de l'Ancien Régime, la musique classique n’a pas échappé au capitalisme. Les compositeurs gagnent de l'argent grâce aux commandes et à la publication de leur musique. Les musiciens veulent recruter un public aussi large possible pour leurs concerts. Les cycles de variations sur un thème connu et populaire sont dès lors un moyen efficace d'y parvenir. Ici, Rachmaninov n’imite pas tant les nombreux virtuoses ayant composé des œuvres médiocres pour leur propre usage que l'exemple emblématique de Franz Liszt, pour qui la virtuosité transcendante était un moyen et non une fin en soi. Pourtant, la valeur marchande ne lui était pas étrangère non plus. Par exemple, il écrit à propos de la dix-huitième variation de ce cycle, la plus sentimentale : « Ceci est pour mon manager ». En effet, cette variation très appréciée est souvent jouée séparément.
Alors que Liszt était un modèle de virtuosité pianistique au XIXe siècle, ce fut Niccolò Paganini qui remplit ce rôle au violon. Ce n'est donc pas un hasard si Rachmaninov porta son choix sur le thème du dernier de ses célèbres 24 Capriccios pour violon seul, Op. 1. Tout le monde connaît et se souvient de ce thème, ce qui en fait une base idéale pour une série de variations. À partir de la septième variation, Rachmaninov combine ce thème avec la mélodie grégorienne du Dies Irae. Au cours des cinq dernières variations, Rachmaninov met tout en œuvre pour provoquer des applaudissements assourdissants. Le tempo s'accélère systématiquement, une marche pousse le rythme à son paroxysme, les passages à l'unisson au piano sont renforcés par une mise en place sur quatre octaves, et les deux thèmes (celui de Paganini et celui du Dies Irae) sont encore plus reconnaissables. Rachmaninov adopte également un élément structurel de Paganini. Le thème de son Capriccio No. 24 ne compte pas 24 mesures par hasard… c’est aussi pourquoi Rachmaninov totalise 24 variations sur ce thème.
De grandes empreintes
Entre 1850 et 1870, la production symphonique connaît une régression. Cela s'explique par l'émergence et la popularité du poème symphonique à cette époque, mais surtout par la peur de l'échec. Tant il est difficile de composer des symphonies après Schubert, Mendelssohn ou Schumann, tant les neuf symphonies de Beethoven en particulier font douter les compositeurs : comment l'égaler, et encore moins le surpasser ? La création laborieuse de la Première Symphonie de Johannes Brahms en est symptomatique. Une première tentative est soldée par un échec : la « symphonie » initialement prévue devient finalement son Premier Concerto pour piano (1858). La seconde tentative est la bonne, après pas moins de 21 ans de travail (1855-1876). Les critiques de l’époque voient en Brahms le successeur de Beethoven, entourant de pression la genèse de la Première Symphonie de Brahms. Dès la première note du premier mouvement, cependant, chaque auditeur sent que Brahms est parvenu à ses fins. Il fait précéder le mouvement rapide d'une introduction lente, une pratique courante depuis les premiers exemples du genre : les symphonies de Joseph Haydn. Cependant, la profondeur et l'intensité de l'introduction lente de Brahms à ce premier mouvement sont inégalées. La tonalité mineure, les accords abrasifs, le niveau sonore élevé et les coups de timbales répétés annoncent que quelque chose de spécial est sur le point de se produire. Brahms répond pleinement à ces attentes dans ce mouvement et dans les suivants. Même le dernier mouvement commence par une introduction lente, ce qui est assez exceptionnel. Cela indique que le poids musical repose principalement sur les premier et quatrième mouvements. Ceux-ci sont plus longs et plus dramatiques dans leur expression que les mouvements médians, plus détendus. C'est certainement le cas pour le deuxième mouvement lent, où le lyrisme règne en maître, mais aussi pour le troisième mouvement. Traditionnellement, il s'agit d'un scherzo, mais Brahms n'en conserve que plus ou moins la forme, pas la métrique ternaire ou le caractère. Brahms n'était pas du tout un blagueur : il ne se sentait pas à l'aise dans les plaisanteries musicales d'un Haydn ou dans l'humour ironique que l'on décèle parfois dans les scherzos de Beethoven. L'expression qu'il recherchait est contenue dans la désignation du tempo « Un poco allegretto e grazioso ».
Mark Delaere, traduit par Judith Hoorens
Hong Kong Philharmonic Orchestra
Sous la baguette de Jaap van Zweden, le Hong Kong Philharmonic Orchestra grandit pour devenir l’un des plus grands orchestres d’Asie. En 2019, c’est même le premier orchestre asiatique à recevoir le prestigieux prix Gramophone d’Orchestre de l’année. Avec Jaap van Zweden, l’orchestre interprète notamment la Tétralogie de Wagner, dont les concerts comme les enregistrements sont des plus applaudis. L’orchestre soutient aussi des compositeurs originaires de Hong Kong ou de Chine en leur commandant des compositions et en faisant connaître leurs œuvres sur la scène internationale. L’orchestre se consacre aussi à plusieurs projets sociaux et éducatifs, qui donnent accès à la musique à des milliers d’enfants et de familles chaque année. En savoir plus sur l'orchestre?
Jaap van Zweden
Le chef d’orchestre Jaap van Zweden commence sa carrière de violoniste au sein de l’orchestre du Concertgebouw, dont il est le plus jeune premier violon à l’âge de 19 ans. Près de 20 ans plus tard (en 1996), il fait ses premiers pas au pupitre de chef d’orchestre. Depuis, il est devenu l’un des chefs d’orchestre les plus demandés au monde. Jaap van Zweden est directeur artistique du Hong Kong Philharmonic Orchestra (depuis 2012) et du New York Philharmonic (depuis 2018), une fonction qu’il avait notamment déjà exercée au sein de l’Antwerp Symphony Orchestra et du Dallas Symphony Orchestra. Après cette saison, Jaap van Zweden renoncera à ses fonctions à Hong Kong et à New York pour rejoindre le Seoul Philharmonic.
Alexandre Kantorow
C’est en 2019 que le pianiste français Alexandre Kantorow, alors âgé de 22 ans, se fait connaître en remportant le premier prix et la médaille d’or du Concours international Tchaïkovski, un prix décerné aux performances exceptionnelles, ce qui n’est arrivé que cinq fois dans toute l’histoire de ce concours. Alexandre Kantorow commence sa carrière de pianiste soliste à l’âge de 16 ans. Depuis, il se produit en récital dans les plus grandes salles d’Europe. Son art, sa virtuosité et sa sensibilité poétique sont partout soulignés. Ses enregistrements reçoivent systématiquement d’excellentes critiques et maintes distinctions. Il a notamment remporté récemment le Diapason d’Or de l’Année pour son enregistrement d’œuvres pour piano de Brahms.
HONG KONG PHILHARMONIC ORCHESTRA
MUSIC DIRECTOR
Jaap van Zweden, SBS
PRINCIPAL GUEST CONDUCTOR
Long Yu
RESIDENT CONDUCTOR
Lio Kuokman, JP
FIRST VIOLINS
Concertmaster
Jing Wang
First Associate Concertmaster
Leung Kin-fung
Second Associate Concertmaster
Anders Hui
Second Associate Concertmaster
Wang Liang
Third Associate Concertmaster
Bei de Gaulle
Ai Jin
Ba Wenjing
Cheng Li
Gui Li
Li Chi
Yoon Soojeong
Li Zhisheng
Liu Fangxi
Mao Hua
Rachael Mellado
Zhang Xi
Jia Shuchen #
Li Chun Lam James *
Wang Yue *
SECOND VIOLINS
Zhao Yingna ●
Domas Juškys ■
Leslie Ryang Moonsun ▲
Fang Jie
Gallant Ho Ka-leung
Liu Boxuan
Mao Yiguo
Katrina Rafferty
Vivian Shen
Miyaka Suzuki Wilson
Tomoko Tanaka
Christine Wong
Zhang Yuchen
Zhou Tengfei
VIOLAS
Andrew Ling ●
Li Jiali ■
Kaori Wilson ▲
Cui Hongwei
Fu Shuimiao
Ethan Heath
Li Ming
Damara Lomdaridze
Alice Rosen
Sun Bin
Zhang Shuying
Yeung Sin Hang *
CELLOS
Richard Bamping ●
Fang Xiaomu ■
Dora Lam ▲
Chan Ngat-chau
Chen Yichun
Timothy Frank
Anna Kwan Ton-an
Lee Haedeun
Song Tae-mi
Song Yalin
Leung Cheuk Yan *
DOUBLE BASSES
George Lomdaridze ●
Jiang Xinlai ◆
Chang Pei-heng
Feng Rong
Samuel Ferrer
Jeffrey Lehmberg
Philip Powell
Jonathan Van Dyke
FLUTES
Megan Sterling ●
Olivier Nowak ■
Josep Portella Orfila
PICCOLO
Linda Stuckey ◆
OBOES
Michael Wilson ●
Wang Yu-po ■
Marrie Rose Kim
COR ANGLAIS
Kwan Sheung-fung ◆
CLARINETS
Andrew Simon ●
John Schertle ■
Lau Wai
BASS CLARINET
Lorenzo Iosco ◆
BASSOONS
Benjamin Moermond ●
Toby Chan ■
Vance Lee ◆
CONTRABASSOON
Adam Treverton Jones ◆
HORNS
Lin Jiang ●
Russell Bonifede ■
Chow Chi-chung ▲
Todor Popstoyanov
Homer Lee
Jorge Medina
Chuang Yu-hui *
Benjamin Jacks *
Lionel Speciale *
TRUMPETS
Nitiphum Bamrungbanthum ●
Christopher Moyse ■
Douglas Waterston
Robert Smith
Yu Long Ching ∇
TROMBONES
Jarod Vermette ●
Christian Goldsmith
Kevin Thompson
BASS TROMBONE
Aaron Albert ◆
TUBA
Paul Luxenberg ●
Florian Hatzelmann ●*
TIMPANI
James Boznos ●
PERCUSSION
Aziz D. Barnard Luce ●
Raymond Leung Wai-wa
Sophia Woo Shuk-fai
Samuel Chan *
Eugene Kwong *
HARP
Louise Grandjean ●#
● Principal
■ Co-Principal
◆ Associate Principal
▲ Assistant Principal
# Short-term Contract
* Guest Musician
∇ The Orchestra Academy Hong Kong (TOA) Fellows
MANAGEMENT ON TOUR
CHIEF EXECUTIVE
Benedikt Fohr
DIRECTOR OF ARTISTIC PLANNING
Timothy Tsukamoto
ARTISTIC PLANNING MANAGER
Michelle Wong
DIRECTOR OF ORCHESTRAL OPERATIONS
Vanessa Chan
LIBRARIAN
Betty Ho
ASSISTANT LIBRARIAN
Chan Tim Yan
STAGE MANAGER
Camille Tam
STAGE SUPERVISOR
Chan Kwok Yee
DIGITAL MEDIA PRODUCER
Arthur Lo
STAGE AND PRODUCTION OFFICER
Isaac Wong
ORCESTRA PERSONNEL MANAGER
Joseph Wong
ASSISTANT ORCHESTRAL OPERATIONS MANAGER
Apple Li
DIRECTOR OF MARKETING
Dennis Wu
MEDIA RELATIONS & COMMUNICATIONS MANAGER
Emily Hui
INTERNATIONAL TOUR MANAGER
Harrison Parrott
presenting partners
Klara, KPMG
event partners
Belfius, BMW, Proximus, Brouwerij Omer Vander Ghinste, Interparking
public funding
Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Nationale Bank, Nationale Loterij-meer dan spelen, Vlaamse Gemeenschap, Vlaamse Gemeenschapscommissie
cultural partners
Bozar, Flagey, Ancienne Belgique, Kaaitheater, Muntpunt
festival suppliers
Maison De La Poste, Fruit at Work, Levi Party Rental, Drukkerij Bosmans, Café Victor, Brussels Booking Desk, Ray & Jules, Maison Dandoy
media partners
VRT 1, VRT Canvas, Radio 1, Bruzz, De Standaard, Knack / Le Vif, La Libre, Musiq3, La Première, La Trois, Ring TV, visit.brussels