Belgian National Orchestra, JLCO, Wynton Marsalis & Nicola Benedetti
The Jungle
Bienvenue au 20e Klarafestival!
Intitulée We Are Now, cette édition spéciale anniversaire rend hommage à l’instant présent, ici et maintenant. Et personne n'entre dans la magie de l'instant avec autant d’aplomb que la violoniste et compositrice moldave Patricia Kopatchinskaja, notre artiste du festival. Tout s’embrase au contact de celle qui voit chaque concert comme un nouveau départ, un moment d’abondance où tout peut encore arriver. En 2025, le Klarafestival dresse un portrait pluriel de Patricia Kopatchinskaja en tant que violoniste, compositrice et inspiratrice.
Qui dit 20e anniversaire, dit occasion rêvée de lancer une nouvelle tradition : le temps d’une journée, le Mont des Arts se transforme en Mont des Musiques. Outre la programmation de concerts et de spectacles dans divers lieux, nous baptisons un tout nouvel ensemble, le Sound of Brussels Orchestra.
Notre époque est pleine de défis qui inspirent d’ailleurs certains projets présentés lors du festival. Ils prouvent combien l'espoir peut se nicher entre les notes d'un Stabat Mater ou d'un Dies Irae. La musique a la capacité de nous émouvoir et de nous inspirer. Pour Patricia Kopatchinskaja, elle est tout sauf un sujet abstrait : « La musique est là pour qu'on en fasse quelque chose. Même si elle ne porte pas de message ou de fonction concrets, elle nous interpelle. Elle veut être entendue. Je ne crois pas à la musique absolue. Pas vraiment. »
Que la fête commence!
Joost Fonteyne, intendant
Jan Raes, président
Chantal Pattyn, manager réseau Klara
Belgian National Orchestra
Jazz at Lincoln Center Orchestra & Wynton Marsalis
David Robertson – musical direction
Nicola Benedetti – violin
Coproduction: Klarafestival, Bozar, Belgian National Orchestra
–
Wynton Marsalis (1961)
Violin Concerto in D Major
- Rhapsody
- Rondo Burlesque
- Blues
- Hootenanny
Symphony No. 4 ‘The Jungle’
- The Big Scream (Black Elk Speaks)
- The Big Show
- Lost in Sight (Post Pastoral)
- La Esquina
- Us
- Struggle in the Digital Market
En relation ouverte avec le jazz et le classique
Tous ceux qui suivent Wynton Marsalis (Nouvelle-Orléans, 1961) de près savent qu’il est actif dans le domaine de la musique classique parallèlement à sa carrière de jazzman. À l’âge de 14 ans, il fait ses débuts au sein du New Orleans Philharmonic Symphony et, quatre ans plus tard, il commence à étudier la trompette classique à la Juilliard School de New York. Au même moment, il rejoint le légendaire groupe de jazz Art Blakey and the Jazz Messengers et prend conscience que son avenir se trouve plutôt dans le jazz. La musique classique ne le quitte pas pour autant. Ainsi, son deuxième album sous son propre nom, sorti en 1983 et consacré aux concertos pour trompette de Haydn, Hummel et d’autres, est immédiatement récompensé par un Grammy. De nombreux autres albums de répertoire classique pour trompette ont suivi, entrecoupés bien sûr d’albums de jazz, mais ce n’est qu’en 1998 qu’il s’aventure dans la composition classique avec A Fiddler’s Tale. Depuis, Marsalis crée régulièrement des œuvres classiques telles que des quatuors à cordes, des symphonies et des concertos, qu’il mêle à des styles issus du jazz, du blues et d’autres musiques noires américaines historiques (recourant notamment à des effets de timbre tels que le « growling » à la trompette). En termes d’instrumentation, il cherche également à établir un dialogue entre ces influences. Dans sa Quatrième symphonie, par exemple, il associe un orchestre hautement romantique à un big band moderne pour former un gigantesque ensemble de jazz symphonique.
Dans ses œuvres classiques, Marsalis suit les traces d’illustres prédécesseurs qui, chacun à leur manière, ont combiné les mondes de la musique classique et du jazz. Cela s’est produit dans les deux sphères musicales et des deux côtés de l’océan. Il suffit de penser aux pièces d’Igor Stravinsky inspirées du ragtime, comme la troisième danse de L’Histoire du soldat (1918-20). La Rhapsody in Blue en est peut-être l’exemple le plus connu. Cette composition de George Gershwin a été créée en 1924 dans une version pour l’orchestre hybride de Paul Whiteman, un mélange hétéroclite de cordes classiques et de cuivres de jazz. Les Noirs américains tels que James P. Johnson et Duke Ellington ont probablement exercé une influence encore plus grande sur Marsalis. Bien qu’ils soient principalement connus comme pianistes et compositeurs de jazz, ils ont également écrit quelques œuvres symphoniques, dont un concerto pour piano chacun : le Concerto Jazz-A-Mine (1934) pour le premier, et New World A-Comin’ (1943) pour le second.
Raconter une histoire
Ce soir, cependant, c’est le violon qui occupe le devant de la scène, et non la trompette. Le Concerto pour violon en ré majeur de Marsalis a été écrit pour Nicola Benedetti, qui a travaillé en étroite collaboration avec le compositeur pour en créer la partie soliste. Son premier concerto a été présenté au public en 2015 avec le London Symphony Orchestra avant de faire le tour du monde.
Marsalis estime qu’un solo virtuose doit raconter une histoire, et ce concerto s’ouvre donc sur un thème « il était une fois », interprété par le violon seul. Bientôt, l’orchestre se joint à lui et transforme l’atmosphère rêveuse en scènes cauchemardesques. Après ces passages tumultueux, le calme fait son retour. Dans la coda résonne un rappel musical de la tradition violonistique anglo-celtique. Le deuxième mouvement, « Rondo Burlesque », rappelle parfois Stravinsky mais, selon Marsalis, il s’inspire de la Nouvelle-Orléans : le jazz, le Mardi Gras, le ragoût appelé « gumbo », le son du calliope d’un bateau radar. Le violon solo introduit ensuite le troisième mouvement, « Blues ». Ici, ni chagrin d’amour ni désastre, mais une histoire d’amour entre le violon et l’orchestre, avec les hauts et les bas qu’on leur connaît. Ce concerto culmine dans le festif et folklorique « Hootenanny ». Marsalis invite à frapper des mains, à taper du pied et à danser jusqu’à ce que le violon s’éteigne à nouveau et clôture doucement cette histoire.
La jungle de New York
Ensuite, place à la quatrième symphonie de Marsalis, intitulée The Jungle (2016). En 1999, sa première symphonie All Rise a vu le jour, suivie dix ans plus tard par la Blues Symphony (2009/2019) et la Swing Symphony (2010). Dans chacune de ces œuvres, il entremêle des caractéristiques du jazz, du blues, du gospel et de la musique symphonique européenne, et il n’en va pas différemment dans The Jungle. L’inspiration centrale est, cette fois, la ville de New York : en six mouvements, il évoque les diverses ambiances, caractères et communautés de cette ville qu’il habite depuis 1979.
The Jungle s'ouvre sur « The Big Scream », dont le sous-titre « Black Elk Speaks » fait référence au guérisseur Black Elk du peuple Oglala Lakota. Ce mouvement représente donc les racines amérindiennes de New York et, en même temps, le présent, avec des métriques toujours changeantes et des accents inattendus qui capturent le chaos métropolitain. « The Big Show » nous emmène dans la vie nocturne trépidante, Marsalis s’inspirant des précurseurs et des influences des débuts du jazz, comme le ragtime, les spectacles de Broadway et le fox-trot. Dans une ville où les différences de classes sont impitoyables, l’église offre un refuge aux sans-abri, aux solitaires et aux malchanceux. Le tambourin qui ouvre « Lost in Sight (Post-Pastoral) », le troisième mouvement, fait référence aux spirituals et à la musique des églises noires, en signe d’accueil à ces personnes déracinées. Ensuite, « La Esquina » nous emmène dans les quartiers afro-latins de New York. La culture latino-américaine fait partie intégrante de la ville, mais aussi du jazz. Dans « Us », le jeu de séduction (flirt, taquinerie et rejet) trouve une traduction musicale. La symphonie s’achève sur la douloureuse prise de conscience que cette jungle de l’argent new-yorkaise est un champ de bataille entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. « Struggle in the Digital Market » pose la question de savoir combien de temps nous pourrons supporter cette lutte qui place l’argent au-dessus des gens. Le dernier solo de trompette de Marsalis montre qu’il refuse obstinément de capituler.
Matthias Heyman
Belgian National Orchestra
Le Belgian National Orchestra a élu domicile au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar). Fort de ses collaborations avec le Festival van Vlaanderen et le Festival de Wallonie, il se produit régulièrement dans toutes les capitales de province du pays. Il se fait remarquer dans le monde entier, lors de tournées à l’étranger et en accompagnant régulièrement le Concours Reine Elisabeth. Bien que l’orchestre se consacre surtout au répertoire symphonique, à la musique contemporaine et à la musique de film, il aime essayer de nouvelles expériences, par exemple avec les artistes pop Ozark Henry ou Stromae. Depuis 2022, le BNO est dirigé par le chef d’orchestre néerlandais Antony Hermus.
Jazz at Lincoln Center Orchestra
Le Jazz at Lincoln Center Orchestra est un bigband et orchestre de jazz américain dirigé par Wynton Marsalis. Il a vu le jour en 1988 à la suite d’une série de concerts Classical Jazz au Lincoln Center et il est depuis une composante fixe de Jazz at Lincoln Center, une organisation new yorkaise qui ambitionne de renforcer la communauté jazz par le biais de concerts, de formations et d’un soutien financier. L’ensemble se produit en concert au Lincoln Center, en tournée aux États-Unis et dans le monde, se rend dans les écoles et collabore avec des orchestres symphoniques. Le Jazz at Lincoln Center Orchestra a enregistré des dizaines d’albums, qu’il publie depuis 2015 sous son propre label, Blue Engine Records.
Wynton Marsalis
Wynton Marsalis est un trompettiste et compositeur américain. Après une jeunesse musicale à La Nouvelle Orléans, il entame en 1979 des études de musique classique à la Juilliard School à New York. L’appel du jazz l’entraîne rapidement sur une autre voie : il interrompt ses études pour une tournée avec The Jazz Messengers, le groupe du percussionniste Art Blakey, puis se produit en solo. Marasalis a enregistré plus de cent albums de jazz et de musique classique, donné des concerts dans le monde entier et remporté neuf Grammy Awards ; il est le premier à avoir reçu, en 1997, un prix Pulitzer pour une composition de jazz, avec son oratorio Blood on the Fields. Il est le directeur artistique du Jazz at Lincoln Center depuis 1991.
David Robertson
Le chef d’orchestre américain David Robertson a étudié le cor, la composition et la direction à la Royal Academy of Music à Londres. Au cours de sa carrière, il a dirigé quasiment tous les grands orchestres des États-Unis et d’Europe. Il a été le directeur musical de l’Ensemble Intercontemporain, de l’Orchestre national de Lyon et du St. Louis Symphony Orchestra, le chef d’orchestre titulaire du Sydney Symphony Orchestra et le chef d’orchestre invité permanent du BBC Symphony Orchestra. Il a également reçu plusieurs prix prestigieux, parmi lesquels le National Endowment for the Arts Conductors Award (1997) ; il a également été nommé Chevalier des Arts et des Lettres (2011). Depuis 2018, il est responsable de la direction d’orchestre à la Juilliard School.
Nicola Benedetti
Nicola Benedetti est une des plus grandes violonistes de sa génération. Elle s’est fait connaître à l’âge de seize ans en remportant le concours BBC Young Musician of the Year. Elle s’est vu décerner en 2017 la Queen’s Medal for Music et a été nommée en 2019 Commander of the Order of the British Empire. Son enregistrement du Concerto pour violon en ré majeur et de la Fiddle Dance Suite de Wynton Marsalis a remporté un Grammy Award dans la catégorie Best Classical Instrumental Solo. Elle a fondé en 2019 la Benedetti Foundation qui vise la participation de chacun à la musique classique par le biais d’événements de grande ampleur. Depuis 2022, Benedetti est la première Écossaise et la première femme à la direction du Edinburgh International Festival.
JAZZ AT LINCOLN CENTER ORCHESTRA
Wynton Marsalis - Music Director, Trumpet
Ryan Kisor -Trumpet
Kenny Rampton -Trumpet
Marcus Printup - Trumpet
Vincent Garnder -Trombone
Chris Crenshaw - Trombone
Elliot Mason - Trombone
Sherman Irby - Alto and Soprano Saxophones, Flute, Clarinet
Alexa Tarantino - Alto and Soprano Saxophones, Flute, Clarinet
Chris Lewis -Tenor and Soprano Saxophones, Clarinet, Bass Clarinet
Abdias - Armenteros - Tenor and Soprano Saxophones, Clarinet
Paul Nedzela - Baritone and Soprano Saxophones, Clarinet, Bass Clarinet
Isaiah J. Thompson - Piano
Carlos Henriquez - Bass
Obed Calvaire -Drums
BELGIAN NATIONAL ORCHESTRA
Concertmaster
Misako Akama
1st Violin
Nana Kawamura
Sarah Guiget*
Isabelle Chardon*
Maria Elena Boila
Nicolas De Harven
Keika Kawashima
Annija Endija Kolerta
Anastasiya Filippochkina
Françoise Gilliquet
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Timur Kolesnikov
Serge Stons
2nd Violin
Ignacio Rodríguez Martínez de Aguirre**
Nathalie Lefin*
Michael Bonnay
Isabelle Deschamps
Hartwich D'Haene
Pierre Hanquin
Anouk Lapaire
Louis Noël
Ekaterina Philippovich
Ana Spanu
Marie-Danielle Turner
Ricardo Vieira
Violas
Elaine Ng
Mihoko Kusama*
Carlo Allegri
José Azevedo
Frederik Camacho
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Jorge Ramos
Silvia Tentori Montalto
Marinela Serban
Violoncellos
Olsi Leka**
Dmitry Silvian**
Maria-Christina Muylle*
Célia Brunet
Lesya Demkovych
Shiho Nishimura
Lucia Otero
Taras Zanchak
Contrebasses
Robertino Mihai**
Ludo Joly*
Svetoslav Dimitriev*
Serghei Gorlenko*
Miguel Meulders
Gergana Terziyska
Flutes
Laurence Dubar*
Jérémie Fèvre*
Emmanuelle Blessig
Oebos
Dimitri Baeteman**
Arnaud Guittet**
Bram Nolf*
Clarinettes
Julien Bénéteau**
Lena La Mela*
Giulio Piazzoli*
Bassoons
Bert Helsen*
Filip Neyens*
Pieter Opsteyn
Horns
Anthony Devriendt**
Katrien Vintioen*
Bart Cypers**
Joannes Van Duffel*
Trumpets
Leo Wouters**
Andreu Vidal Siquier**
Ward Opsteyn*
Trombones
Guido Liveyns**
Bruno De Busschere**
Wim Matheeuwese*
Pierre Duclos*
Tuba
Martijn van Rijswijk**
Timpani
Nico Schoeters**
Percussion
Katia Godart*
Sylvie Erauwe
Koen Maes
Arthur Ros
Sander Vanderkloot
Harp
Annie Lavoisier**
** Leader 1. soloist – 1. solist leader
* Solist
Structural partners
Klara, KPMG
Event partners
Belfius, Interparking, Proximus
Cultural partners
Ancienne Belgique, Belgian National Orchestra, Bozar, Brussels Philharmonic, Flagey, Kaaitheater, Muntpunt, Passa Porta
Public funding
Nationale Bank, Nationale Loterij meer dan spelen, Stad Brussel, Visit Brussels, Vlaamse Gemeenschap
Media partners
BRUZZ, De Standaard, Knack, La Première, La Trois, Le Soir, Musiq3, Radio 1, Ring TV, Le Vif, VRT Eén, VRT Canvas, VRT Max
Festival suppliers
Daniel Ost, Drukkerij VD, Fruit at Work, Tarteletto, Victor Bozar Cafe
Patrons
Wim Bossens, Alex Brabers, Tania Seynhaeve & Jan Raes, Sophie Rutten