Brussels Philharmonic & Patrick Hahn
An Evening with Patricia Kopatchinskaja
Bienvenue au 20e Klarafestival!
Intitulée We Are Now, cette édition spéciale anniversaire rend hommage à l’instant présent, ici et maintenant. Et personne n'entre dans la magie de l'instant avec autant d’aplomb que la violoniste et compositrice moldave Patricia Kopatchinskaja, notre artiste du festival. Tout s’embrase au contact de celle qui voit chaque concert comme un nouveau départ, un moment d’abondance où tout peut encore arriver. En 2025, le Klarafestival dresse un portrait pluriel de Patricia Kopatchinskaja en tant que violoniste, compositrice et inspiratrice.
Qui dit 20e anniversaire, dit occasion rêvée de lancer une nouvelle tradition : le temps d’une journée, le Mont des Arts se transforme en Mont des Musiques. Outre la programmation de concerts et de spectacles dans divers lieux, nous baptisons un tout nouvel ensemble, le Sound of Brussels Orchestra.
Notre époque est pleine de défis qui inspirent d’ailleurs certains projets présentés lors du festival. Ils prouvent combien l'espoir peut se nicher entre les notes d'un Stabat Mater ou d'un Dies Irae. La musique a la capacité de nous émouvoir et de nous inspirer. Pour Patricia Kopatchinskaja, elle est tout sauf un sujet abstrait : « La musique est là pour qu'on en fasse quelque chose. Même si elle ne porte pas de message ou de fonction concrets, elle nous interpelle. Elle veut être entendue. Je ne crois pas à la musique absolue. Pas vraiment. »
Que la fête commence!
Joost Fonteyne, intendant
Jan Raes, président
Chantal Pattyn, manager réseau Klara
19:15 - Studio 1 *
Johanna Beyer (1888-1944)
Percussion Suite
I.
II.
III.
Edgard Varèse (1883-1965)
Ionisation
credits
Gert François, Bart Quartier – general direction
Bart Bouckaert – musical direction (Ionisation)
Laura Oliver López, Hui Chi Li, Rémy Gouraud, Silas Van den Spiegel, Gideon Van Canneyt, Xiaotong Wu, Luis Ramos Guëmes, Alejandro Rey Mendoza, Kalina Hristova, Pierre Bezard, Stijn Decuypere, Lou Nickels, Mathijs Lanckriet – percussion (Students from Koninklijk Conservatorium Brussel / Erasmus Hogeschool Brussel)
* free upon presentation of a ticket for the concert at 20:00 - limited capacity
20:00 - Studio 4
Igor Stravinsky (1882-1971)
Violin Concerto in D Major, W. 61
-
Toccata
-
Aria I
-
Aria II
-
Capriccio
Johann Sebastian Bach (1785-1750)
Sarabande from Cello Suite No. 5 in C Minor, BWV 1011
Olivier Messiaen (1908-1992)
Les Offrandes oubliées. Méditation symphonique.
PatKop (1977)
A Play, for violin, cello and orchestra
-
Stacking the Deck
-
Kinderlied (für Mihaela Ursuleasa)
-
Tuning
-
Der Brunnen dort oben (...ein Glas klares reines Wasser für Peter Eötvös…)
-
Cadenza
credits
Brussels Philharmonic – orchestra
Patrick Hahn – musical direction
Patricia Kopatchinskaja – violin
Anastasia Kobekina – cello
21:45 - Studio 1 **
Film screening of Ursonate, after Kurt Schwitters
A Dadaist sound poem filmed with four non-actors, creating absurd imagery through nonsensical scenes
With musical interludes by Patricia Kopatchinskaja and Anthony Romaniuk:
Igor Stravinsky
Introduction from Suite Italianne for violin and piano
Giya Kancheli (1935-2019)
Rag-Gidon-Time
John Cage (1912-1992)
Nocturne for violin and piano
Bohuslav Martinů (1890-1959)
Jazz Etude for violin and piano
credits
Patricia Kopatchinskaja, Lucas Fierz, Reto Bieri – concept
Patricia Kopatchinskaja, Reto Bieri, Annekatrin Klein, Anthony Romaniuk – acting musicians
Hellerau, European Centre for the arts – coproduction
** Tickets € 10 / € 5 for ticket holders of the concert at 20:00
Voyage dans le temps avec Patricia Kopatchinskaja
Le temps d’une soirée, l’artiste du festival Patricia Kopatchinskaja et le Brussels Philharmonic nous plongent dans un chapitre fascinant de l’histoire de la musique : les années 1930. Cette période turbulente a été le théâtre d’une activité artistique foisonnante. Ce triptyque de concerts uniques passe certains de ses jalons en revue dans un lieu magnifique : le bâtiment Flagey, conçu et inauguré à la même époque comme l’un des premiers lieux de radiodiffusion en Europe.
Rencontre entre Varèse et Beyer
Pour la première étape de cette soirée de concert, les étudiants bruxellois en percussion nous emmènent aux Etats-Unis. Dans les années 1920 et 1930, un mouvement de compositeurs d’avant-garde y a émergé autour de la figure centrale de Henry Cowell. Outre des compositeurs comme Carl Ruggles, Ruth Crawford et Charles Seeger, Johanna Beyer faisait également partie de ce milieu. Son œuvre des années 1930 est particulièrement progressiste. Elle a été la première femme à composer pour des instruments électroniques, a anticipé les développements de l’après-guerre tels que la musique minimale et a apporté une contribution novatrice au répertoire pour percussions. Dans sa Suite pour percussions, le traitement discret et silencieux des instruments est particulièrement novateur. Là où d’autres compositeurs utilisent souvent les percussions pour obtenir un son explosif, Beyer explore au contraire les nuances sonores et les résonances les plus subtiles d’instruments tels que la grosse caisse, le triangle et le tamtam.
Le compositeur français Edgard Varèse, qui résidait aux États-Unis depuis 1915, faisait également partie du cercle de Cowell. Varèse était surtout connu pour ses innovations radicales. Il a beaucoup expérimenté dans le domaine du rythme et du timbre en donnant aux percussions un rôle central et en travaillant avec des instruments alternatifs tels que les ondes Martenot et la sirène. Varèse ne parlait même pas de « musique » ; il préférait le terme de « son organisé » pour désigner son travail. Son esprit novateur est clairement perceptible dans Ionisation pour 13 percussionnistes. Le titre fait référence au processus chimique de l’ionisation, au cours duquel un atome ou une molécule perd ou gagne un électron, devenant ainsi chargé positivement ou négativement. Varèse applique quelque chose de similaire dans sa musique : nous entendons des cellules rythmiques qui sont constamment étendues, raccourcies et variées.
Dans l’esprit de Stravinsky
Pour le concert central de ce triple programme, Patricia Kopatchinskaja s’associe au Brussels Philharmonic. Ensemble, ils présentent un programme inspiré par le compositeur russe Igor Stravinsky. Avant la Première Guerre mondiale, Stravinsky s’était fait un nom à Paris avec ses compositions innovantes pour les Ballets russes. À partir de 1920, il revient à des sources d’inspiration classiques (avec une touche de modernité), dans un style appelé « néoclassique ». Dans son Concerto pour violon en ré majeur, Stravinsky puise largement dans la musique baroque, comme en attestent les titres de mouvements tels que « Toccata », « Aria » et « Capriccio », ainsi que le rythme motorique particulièrement présent dans le premier mouvement. Néanmoins, son traitement des instruments est résolument moderne. Par exemple, il demande au violon soliste de commencer chaque mouvement par un accord qui s’étend sur plus de deux octaves, ce que Samuel Dushkin, pour qui Stravinsky a écrit le concerto, a d’abord considéré comme injouable. Pourtant, Stravinsky ne cherchait pas la virtuosité pure dans son concerto. Il explorait plutôt les possibilités sonores du violon dans toutes sortes de combinaisons sophistiquées avec des instruments d’orchestre, rendant souvent la texture plus proche de la musique de chambre. Pour ce faire, Stravinsky s’est également inspiré du baroque, et plus particulièrement du Double Concerto pour deux violons et orchestre de Jean-Sébastien Bach. Pour rendre cette influence audible, la violoncelliste Anastasia Kobekina joue également la « Sarabande » de la Cinquième suite pour violoncelle en do mineur de Bach lors de ce concert. Cette danse lente et majestueuse en trois temps est considérée comme l’un des mouvements les plus raffinés des célèbres suites pour violoncelle de Bach. Ce mouvement contemplatif montre à nouveau sa parenté avec Stravinsky : son expression sobre rappelle le troisième mouvement (« Aria II ») du Concerto pour violon de Stravinsky.
La France des années 1930 voit également émerger le jeune Olivier Messiaen. Les Offrandes oubliées est une œuvre de jeunesse, mais elle contient déjà les germes de l’univers sonore coloré et des thèmes religieux qui caractériseront son œuvre ultérieure. Sur le plan du contenu, Messiaen met l’accent sur différents aspects de cette « méditation symphonique ». Alors que plus tard, il s’attardera surtout sur le salut que lui offre la foi chrétienne, ici, c’est le péché humain qui occupe le devant de la scène. L’œuvre se compose de trois sections. L’évocation éplorée de la crucifixion du Christ sur la croix est suivie d’une section médiane grandiloquente qui montre comment l’homme s’enfonce dans l’abîme du péché accompagné par des trompettes retentissantes. Le mouvement final extrêmement lent pour les cordes laisse la musique s’apaiser complètement, comme si nous étions dans l’au-delà. La technique d’orchestration de Messiaen, influencée par sa pratique en tant qu’organiste de l’église de la Sainte-Trinité à Paris, est remarquable. Il traite souvent différents groupes d’instruments comme un seul, qu’il active ou désactive complètement comme un registre d’orgue.
A Play, un double concerto pour violon, violoncelle et orchestre de PatKop (pseudonyme de Patricia Kopatchinskaja en tant que compositrice), nous ramène dans le présent. PatKop a composé ce concerto pour elle-même et le violoncelliste Sol Gabetta, son ami de longue date. Elle s’est inspirée de l’univers intime de leur amitié. Ainsi, les percussions enjouées sont un clin d’œil au fils de Gabetta (dont elle est la marraine), fasciné par les percussions depuis l’enfance. En outre, les notes finales sur le piano jouet, citant la Troisième Sonate pour violon et piano de George Enescu, rendent hommage à la défunte pianiste et amie commune Mihaela Ursuleasa, avec laquelle Kopatchinskaja jouait régulièrement cette sonate. En outre, dans les cinq mouvements de A Play, PatKop évoque une grande variété d’images. Dans le premier mouvement, par exemple, elle imagine un fantôme jouant des tours et un cirque en pleine préparation d’un nouveau spectacle. La deuxième partie dépeint un combat avec un monstre qui ne veut pas laisser une mère rejoindre son enfant. La cinquième partie est une série de souvenirs en vrac, comme si nous nous réveillions d’un rêve confus.
Dada
Patricia Kopatchinskaja conclut la soirée par une projection musicale d’Ursonate, le film qu’elle a basé sur le poème sonore du même nom du dadaïste allemand Kurt Schwitters. Au début du vingtième siècle, des mouvements artistiques tels que le futurisme italien, le mouvement russe Zaum et surtout le dadaïsme ont expérimenté ce type de poésie sonore. À l’instar des peintres abstraits de l’époque, qui accordaient plus d’importance à la couleur et la forme qu’au contenu, les poètes déconnectaient le sens et le son pour aboutir à une sorte de poésie phonétique. Schwitters, figure majeure du mouvement dada à Hanovre, adopte cette approche dans son poème absurde Ursonate, où les sons des syllabes abstraites prennent le dessus, effaçant toute signification référentielle.
Le film Ursonate, after Kurt Schwitters vise à raviver la nature expérimentale du poème de Schwitters, qui a été quelque peu diluée par l’histoire. À cette fin, Kopatchinskaja distingue quatre parties dans le poème, que Schwitters a d’ailleurs lui-même nommées. Elles correspondent à quatre caractères musicaux classiques : la première partie est explosive et joyeuse, la deuxième lyrique, la troisième militariste et enflammée, et la quatrième mélancolique. Ces quatre caractères deviennent autant de personnages dans le film, interprétés par Kopatchinskaja et trois autres musiciens. Il y a une fille vive, un fils flegmatique, un père morbide et une mère mélancolique. Au cours du film, nous voyons comment la dynamique familiale entre ces personnages se développe et finit par tuer dans l’œuf tous leurs rêves et leurs illusions. Entre les parties, Kopatchinskaja et le pianiste Anthony Romaniuk jouent de la musique d’Igor Stravinsky, Gia Kantsheli, John Cage et Bohuslav Martinů, dans le même esprit expérimental et ludique que la poésie sonore de Schwitters.
Robbe Beheydt
Traduction : Judith Hoorens
[concert 1]
Bart Bouckaert
Bart Bouckaert a étudié au Conservatoire royal de Bruxelles, où il a obtenu des diplômes supérieurs en musique de chambre et percussion, et un master en direction d’orchestre. Ses principaux professeurs en direction d’orchestre ont été Rob Casteels, Lucas Vis, Peter Eötvös, Arturo Tamayo et Peter Gülke. Il a ensuite obtenu un doctorat dans les arts à la Vrije Universiteit Brussel. Bouckaert a dirigé diverses formations, tels que Asko Ensemble, Prometheus Ensemble, Het Collectief, Odysseia Ensemble, le Belgian National Orchestra, le Spoleto Festival Orchestra et l’Orchestre national de Lituanie. Il enseigne actuellement la direction d’orchestre et la musique contemporaine au Conservatoire royal de Bruxelles.
[concert 2]
Brussels Philharmonic
Fondé en 1935 au titre d’orchestre symphonique de la radio publique belge, l’actuel Brussels Philharmonic est depuis 1998 une institution indépendante. L’orchestre, en résidence à Flagey, est placé depuis 2022 sous la direction musicale de Kazushi Ono, avec qui il ambitionne de partager avec un vaste public le répertoire symphonique et la musique contemporaine. Le Brussels Philharmonic a en outre une prédilection pour la musique de film : il a enregistré plusieurs bandes originales et remporté en 2012 un Oscar pour la musique de The Artist. La formation se produit régulièrement en Flandre et à Bruxelles, ainsi que sur des scènes internationales comme le Carnegie Hall à New York, la Philharmonie de Paris, le Wiener Musikverein et la Großes Festspielhaus Salzburg.
Patrick Hahn
Patrick Hahn est un chef d’orchestre, pianiste et compositeur autrichien. Il s’est ces dernières années assuré une renommée internationale sur les plus grandes scènes de concert, en dirigeant notamment les Münchner Philharmoniker, le Philharmonia Orchestra, le London Philharmonic, le Tonhalle-Orchester Zürich, les Wiener Symphoniker et le Concertgebouworkest, ainsi que des productions d’opéra au Nationale Opera & Ballet Nederland, au Bayerische Staatsoper, au Semperoper Dresden, à l’Opernhaus Zürich et au Nouveau théâtre national de Tokyo. Il est actuellement le directeur musical du Wuppertaler Bühnen- und Sinfonieorchester et le chef invité permanent du Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks et du Royal Scottish National Orchestra.
Patricia Kopatchinskaja
La violoniste et compositrice moldave Patricia Kopatchinskaja est connue pour ses programmes de concert innovants, souvent doublés d’une dimension théâtrale. Son goût de l’expérimentation s’exprime dans des approches originales du répertoire traditionnel et une prédilection pour la musique des XXe et XXIe siècles. Elle a ainsi collaboré avec des compositeurs contemporains tels que Luca Francesconi, Michael Hersch et György Kurtág. Elle a précédemment été artiste en résidence auprès des Berliner Philharmoniker et de l’Orchestre philharmonique de Radio France ainsi qu’au Barbican Centre à Londres. Elle a enregistré plus de 30 CD, dont La Jeune Fille et la mort avec le Saint Paul Chamber Orchestra, qui a remporté un Grammy Award en 2018.
Anastasia Kobekina
La violoncelliste russe Anastasia Kobekina a étudié à Moscou, Berlin, Paris et Francfort, notamment auprès de Jérôme Pernoo et de Kristin von der Goltz. En 2019, elle a obtenu le troisième prix du Concours international Tchaïkovski. En 2024, elle a en outre reçu, au Schleswig-Holstein Musik Festival, le Leonard Bernstein Award, un prix encourageant les jeunes talents. Kobekina s’est produite avec le Konzerthausorchester Berlin, les Wiener Symphoniker, Kremerata Baltica et le BBC Philharmonic, sous la direction des chefs d’orchestre Krzysztof Penderecki, Omer Meir Wellber et Paavo Järvi, et dans de prestigieuses salles de concert dont le Concertgebouw Amsterdam, la Tonhalle Zürich, le Wigmore Hall et le Lincoln Center.
[concert 3]
Patricia Kopatchinskaja
La violoniste et compositrice moldave Patricia Kopatchinskaja est connue pour ses programmes de concert innovants, souvent doublés d’une dimension théâtrale. Son goût de l’expérimentation s’exprime dans des approches originales du répertoire traditionnel et une prédilection pour la musique des XXe et XXIe siècles. Elle a ainsi collaboré avec des compositeurs contemporains tels que Luca Francesconi, Michael Hersch et György Kurtág. Elle a précédemment été artiste en résidence auprès des Berliner Philharmoniker et de l’Orchestre philharmonique de Radio France ainsi qu’au Barbican Centre à Londres. Elle a enregistré plus de 30 CD, dont La Jeune Fille et la mort avec le Saint Paul Chamber Orchestra, qui a remporté un Grammy Award en 2018.
Anthony Romaniuk
Le claviériste australien Anthony Romaniuk est à l’aise dans divers styles et genres musicaux. D’abord fasciné par le jazz, il s’est spécialisé dans la musique ancienne puis s’est tourné vers l’improvisation, le rock indépendant et la musique électronique. Membre fixe de Vox Luminis, Romaniuk s’est également produit avec le ténor Reinoud Van Mechelen, l’Australian Chamber Orchestra, Camerata Bern et le groupe de rock indépendant danois Efterklang. Ses deux albums solo, Bells (2020) et Perpetuum (2023), proposent un large éventail de compositions, de Byrd et Bach à Ligeti et Crumb en passant par Beethoven et Schubert, ou encore ses propres pièces.
Structural partners
Klara, KPMG
Event partners
Belfius, Interparking, Proximus
Cultural partners
Ancienne Belgique, Belgian National Orchestra, Bozar, Brussels Philharmonic, Flagey, Kaaitheater, Muntpunt, Passa Porta
Public funding
Nationale Bank, Nationale Loterij meer dan spelen, Stad Brussel, Visit Brussels, Vlaamse Gemeenschap
Media partners
BRUZZ, De Standaard, Knack, La Première, La Trois, Le Soir, Musiq3, Radio 1, Ring TV, Le Vif, VRT Eén, VRT Canvas, VRT Max
Festival suppliers
Daniel Ost, Drukkerij VD, Fruit at Work, Tarteletto, Victor Bozar Cafe
Patrons
Wim Bossens, Alex Brabers, Tania Seynhaeve & Jan Raes, Sophie Rutten